lundi 16 juillet 2007

14 juillet en long, en large, et même en travers

Le 14, levée 8h30, pour aller au défilé. En fait, pour être bien placer, il aurait fallu y être à cette heure là, mais c'était impossible pour nos organismes, ils n'auraient pas tenu la journée.
Donc, on est parti pour le train de 10h, mais pas de bol, jour férié oblige, les trains sont moins nombreux, donc le prochain train n'était pas celui de 10h, mais celui de 10h30, ça commence bien.
On a quand même réussi à se rendre sur les champs, enfin les champs c'est beaucoup dire, parce que rien que pour sortir de la station de métro on a mis bien 5 à 10 minutes, et arrivés en haut, bizarrement il y avait des gens à peu près partout. On a essayé de traverser la rue, de nouveau complètement raté, tout était bloqué. On est donc allé plus loin, et on a eu une vue relativement bonne. mais c'était sans compter sur les aménagements prévus pour le passage des chars. Car oh, joie, ils sont passés à au maximum deux mètres de nous, vu que en fait, on était dans la rue parallèle aux Champs, donc on a vu la moitié des chars et véhicules légers de très près, bien mieux que si on était resté de l'autre côté. Ensuite, on a pu avoir un échantillon, je pense bien large, des différents représentants des pays présents à côté du petit sur la tribune officielle, vu que l'on est passé à l'endroit où était garées les voitures des ambassadeurs, bien sûr des jolies voiture, bien grosse, et qui roulent avec un carburant super polluant. Détail typiquement français, tous les chauffeurs étaient noirs ou arabes, mais on a vu une femme chauffeur quand même, exploit. Evidemment, les ambassadeurs ne pouvaient pas marcher 200 mètres pour rejoindre leur voiture, donc tous les chauffeurs ont magnifiquement créé un embouteillage au niveau de la tribune officielle. Car oui, on avait marché, donc on voyait la tribune, impossible quand même de voir le héros de 53% de la population votante des français, surtout impossible de le voir, parce qu'on a beau savoir où il est, il est tellement petit qu'il est noyé dans la masse.
On a du rester un bout de temps là, mais avouons que c'était bien agréable, puisque les platanes étaient avec nous, donc l'ombre nécessaire à une journée comme celle là était présente exclusivement pour nous.

On a quand même bougé ensuite, l'appel de la faim étant plus fort que celui de l'ombre. Destination Saint-Michel, après tout il y a des restos et des petites rues sympas, donc choix rapidement fait. A deux heures de l'après-midi un 14 juillet à Paris, on a beau croire que le service est fini, mais non, il y a toujours plein de monde. On a quand même réussi à trouver un endroit où manger, puis on est allé au jardin du Luxembourg. Où bien sûr on n'était pas les seules, avec ce temps, il fallait s'en douter. on a pu par la même occasion entendre un concert, qui a duré tout le temps où nous étions là. Et on a profité du soleil, avant toute chose, et pour ma part je me suis pris un magnifique coup de soleil sur les épaules, le soleil étant dernière nous pendant tout ce temps.
On a ensuite été dans mon ex-magasin préféré, qui fait des manières pour reprendre et remplacer un produit alors que toutes les vendeuses ont bien remarqué que ça ne fonctionnait pas, c'est limite de l'administration française à ce niveau de non compréhension, ça ma tue franchement. Enfin bon, c'est comme ça.
Le bal des pompiers nous attendait, du coup on a été le chercher, et on l'a même trouvé. mais c'était un peu tôt pour y aller. Après une petite balade dans le quartier, retour à la case départ, et donc à l'entrée de la caserne. Entrée payante, c'était pas prévu, mais depuis le temps qu'on l'attendait on ne va pas se démonter pour si peu. Donc découverte de la cour de la caserne de pompiers, avec pleins de pompiers partout. mais bon, à peine le temps de manger un bout et de visiter qu'il faut déjà repartir pour voir le feu d'artifice.
je laisse à l'imagination de chacun le soin de comprendre combien de parisiens viennent au même endroit que nous pour voir le feu d'artifice. Oui, c'est ça, on n'était pas toutes seules. Mais on a quand même vu une partie du feu. Au retour, plus moyen d'utiliser la station de métro de l'aller, c'était bloqué, donc on a profité d'être des mammifères à deux pattes pour s'en servir et on a marché, pas toutes seules encore une fois. On a eu la chance de recevoir un sceau d'eau sur la tête, mais balancé du quatrième étage, ça se disperse bien, donc ça a été, il n'empêche que c'est évidemment tombé sur nous, dans la masse nombreuse de la population présente au même endroit. On a fini par revenir au bal des pompiers, avec le 14ème métro de la journée. Et là, étant donné qu'il était minuit passé, tout le monde s'était donné rendez-vous à ce bal. Il y avait une queue de 100 mètres de long pour rentrer. Quelle bonne initiative on a eu d'y aller vers 21h, je nous félicite sur ce coup là. On a donc pu passer par la sortie, et découvrir que beaucoup de monde avait bu, jugement fait à la vue des jolis monticules de cadavre de canettes de bières, et que eux qui n'étaient pas à la bière était au champagne, je trouve ça assez dingue. On a également pu avoir la confirmation qu'on se trouvait bien vers le marais, et que les pompiers étaient beaucoup moins visibles qu'au départ. En tout cas, les plus sympathiques avaient disparus, ne restaient que les plus âgés d'entre eux. On est finalement rentré pour prendre le premier train, une bonne heure de marche nous attendait auparavant pour nous achever, ce qui a parfaitement fonctionné. Après cette journée sans fin et ses 20h éveillées non stop, on a quand même pu voir un lever de soleil dans le ciel parisien, avant d'aller voir nos lits.
Je m'aperçois maintenant que je n'arriverais jamais à raconter une histoire courte en un minimum de lignes, je vais pouvoir tenter de devenir la personne qui écrit les plus longs messages du monde sur ce coup là.

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